UNE PREMIÈRE AU QUÉBEC : SYMPOSIUM MONDIAL SUR L'URANIUM

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COMMUNIQUÉ SUR CNW

Québec, 19 février 2015 — Un Symposium mondial sur l’uranium se tiendra pour la première fois au Québec du 14 au 16 avril prochains au Centre des congrès de Québec. Organisé par des associations de médecins et des partenaires de la société civile québécoise et internationale, le Symposium accueillera plus de 100 spécialistes nationaux et internationaux qui se pencheront sur les grands enjeux du cycle du combustible nucléaire, notamment les enjeux reliés aux tendances économiques de l’industrie, à sa sécurité et à sa gouvernance, aux dimensions sociales et environnementales, à la santé, de même qu’aux questions éthiques et celles reliées au respect des droits de la personne et des peuples autochtones (s’inscrire en ligne : www.uranium2015.org).  

« Nous sommes très heureux de pouvoir tenir le Symposium mondial sur l’uranium au Québec cette année. Il s’agit d’un événement d’envergure et une occasion unique, autant pour des spécialistes que pour le grand public, de prendre le pouls des grands enjeux qui concernent le cycle du nucléaire » affirme Dr. Juan Carlos Chirgwin, affilié à l’Université McGill et président de Médecins pour la survie mondiale (Prix Nobel de la Paix en 1985).

2015 : une année clé pour débattre de l’avenir du nucléaire

Le Symposium mondial sur l’uranium se tient dans un contexte international particulier : plusieurs États s’interrogent sur l’avenir du nucléaire comme source d’énergie, laquelle fournit environ 11% de l’électricité mondiale. L’année 2015 marque également le 70e anniversaire commémoratif des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, de même que les négociations quinquennales à New-York du Traité des Nations Unies sur la non-prolifération des armes nucléaires. L’année 2015 verra également la conclusion à Paris d’un nouvel accord international sur le climat. Tous ces enjeux sont en toile de fond du Symposium, lequel vise avant tout à formuler des recommandations aux décideurs publics afin d’assurer une meilleure protection de la santé, de la sécurité et de l’environnement des populations concernées (voir la programmation préliminaire).

D’aucuns estiment que la planète se trouve actuellement à la croisée des chemins. Doit-on accroître, ou plutôt s’éloigner de la filière du nucléaire à l’échelle mondiale? Comment stopper les risques de prolifération des armes nucléaires? Les normes de protection et les traités internationaux actuels sont-ils efficaces? Comment gérer à long terme les déchets radioactifs découlant des mines d’uranium et des centrales nucléaires? Qu’en est-il du respect des droits humains et des peuples autochtones affectés par cette industrie? « Voilà autant de questions qui seront abordées lors des trois jours du Symposium mondial sur l’uranium », explique Dr. Éric Notebaert, professeur agrégé à l’Université de Montréal et administrateur de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement.

Parmi les nombreux conférenciers attendus lors de ce Symposium, notons, entre autres, la présence de Helen Mary Caldicott (Australie), cofondatrice de Médecins du monde pour la responsabilité sociale; de Arnie Gundersen (États-Unis), spécialiste en sûreté nucléaire et ancien haut-dirigeant de l’industrie, auteur d’un best-seller au Japon sur l’accident de Fukushima; de Ian Fairlie (Royaume-Uni), ancien conseiller du gouvernement du Royaume-Uni sur les risques radiologiques du nucléaire; de Doug Brugge (États-Unis), du Département de santé publique Tufts University, auteur du livre The Navajo People and Uranium Mining; de Mycle Shneider (France), spécialiste international sur les politiques énergétiques et nucléaires, auteur des rapports annuels Wolrd Nuclear Industry Status Report; de Peter Prebble (Canada), ancien ministre de la Saskatchewan, première province productrice d’uranium au Canada; de Sara Olsvig (Groenland), Chef du parti Ataqatigiit, membre élue de l’assemblée nationale du Danemark; de Mariette Liefferink (Afrique du Sud), directrice de la Fédération de l’Afrique du Sud pour un environnement soutenable; et de plusieurs autres représentants issus de communautés locales, nationales et internationales affectées par le cycle de l’uranium.

Contextes canadien et québécois

Le Canada est l’un des principaux producteurs et exportateurs d’uranium du monde. Malgré cela, sa production d’énergie nucléaire est en baisse et aucun nouveau réacteur n’a été mis en service depuis 1993. Seulement deux provinces canadiennes exploitent encore des réacteurs nucléaires, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick. La Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ont officiellement banni l’extraction de l’uranium de leur territoire. Pour sa part, le Québec a récemment fermé son seul réacteur nucléaire et a confié au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le mandat de tenir une enquête et des audiences publiques sur les enjeux de la filière uranifère au Québec. Son rapport est attendu au plus tard le 20 mai 2015.

À propos du Symposium mondial sur l’uranium

Le Symposium est organisé conjointement par Médecins pour la survie mondiale (Prix Nobel de la Paix en 1985), l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, Nature Québec, le Regroupement pour la surveillance du nucléaire et la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine. Le Symposium reçoit également l’appui de l’Institut de développement durable des Premières nations du Québec et du Labrador, de l’Association internationale des médecins pour la prévention d’une guerre nucléaire (chapitre suisse), de la Nation Crie de Mistissini, de MiningWatch Canada,  ainsi que de plusieurs autres partenaires locaux, nationaux et internationaux.

 

 

Pour information :

Héloïse Fernandez, Responsable des communications à Nature Québec, secrétariat officiel du Symposium mondial sur l’uranium,  cell.418-931-1131, 418 648-2104, poste 2074, communications@naturequebec.org